Edition 2026
Samedi 18 avril de 14h à 19h
Dimanche 19 avril de 10h à 18h
MARCHE DE PRODUITS BIOLOGIQUES ET ECOLOGIQUE
100 exposants : producteurs, transformateurs, distributeurs, artisanat, habitat sain, associations, énergies renouvelables, habitat sain…
Animations musicales
Samedi 14h00 – 17h00 et Dimanche de 11h à 18h :
Samedi soir 19h au lavoir : Repas ambiance musicale avec le groupe:
Restauration et Buvette Bio (au lavoir)
Samedi soir à partir de 18h 30
Dimanche de 11h 30 à 14h 30
Voir les menus et tarifs dans la rubrique restauration
Possibilité de restauration le samedi à partir de midi pour les exposants
TRUCK de FOU, COURTOIS Nina, – Tel : 07 86 58 51 91 – Mel: truckdefou@yahoo.com – Vente de plats traditionnels de type burgers, salades, desserts.
Samedi 18 Avril
15h00 – Conférence (grande salle)
Que savons-nous des arbres ?
animée Par Arnaud CHAZOULE
Que savons-nous des arbres ? Leur rôle sur notre planète, leur structure, leurs interactions avec le monde qui les entoure. Dans un monde de plus en plus hostile à la vie en général, l’arbre pourrait être un des éléments fondamentaux pour repartir de l’avant. Le but de la conférence est de repositionner le rôle des plantes et principalement des arbres. L’arbre est trop souvent négligé par méconnaissance de ses fonctions et de son rôle dans la construction d’un environnement utile à la vie sur terre. Il est source de fertilité en recyclant ce qu’il produit, rafraîchit l’atmosphère, aide à faire pleuvoir, abrite les espèces qui régulent les prédateurs de nos cultures, capte l’eau, aide l’eau à pénétrer dans le sol, aide à produire du sol …
La conférence est découpée en 3 parties :
– le constat / les maux de la terre et des êtres vivants.
– les fonctions de l’arbre (biologie, chimie, fabrication d’un sol vivant, fertilité …).
– les solutions qu’il peut apporter
15h00 Visite Guidée
En tracto-mobile – rendez-vous Grange Thiébaut
Animé par le GAB
15h30 Conférence (salle blanche)
NOUVELLES TECHNOLOGIES :
Portables, voitures électriques, panneaux solaires, IA, Datas, etc
NOS CONSOMMATIONS :
Impacts environnementaux chez nous et dans les pays en développements
animée par le CCFD
16h 30 Conférence (Grande salle)
La syntropie
Animée par Nicolas Maire
La syntropie est un concept qui désigne une approche agronomique visant à créer des
écosystèmes productifs en imitant des processus naturels.
Voici quelques points clés :
cultivées sont essentielles pour le processus d’aggradation de la matière première.
organique, soit par un couvert végétal dense.
Cette méthode de jardinage dynamique cherche à établir un équilibre entre les plantes pour
obtenir une production abondante
Nicolas Maire est le fondateur de la pépinière Mairôvosgiens, spécialisée dans la vente d’arbres
fruitiers locaux et anciens, avec un engagement fort pour la durabilité et la préservation de la
biodiversité.
Présentation de la Pépinière
La pépinière Mairôvosgiens, située à Xamontarupt, cultive depuis plus de 20 ans une collection
précieuse d’arbres fruitiers adaptés au climat vosgien. Nicolas Maire, passionné par la protection
de l’environnement, propose une variété de pommiers, poiriers, cerisiers, figuiers, et d’autres
espèces fruitières. L’approche de la pépinière se distingue par son respect des principes de
l’agriculture biologique, sans utilisation de produits phytosanitaires, garantissant ainsi des
Engagement pour la Biodiversité
Nicolas Maire s’engage à préserver les variétés fruitières traditionnelles face à l’uniformisation
des espèces cultivées. En choisissant des arbres de la pépinière Mairôvosgiens, les clients
soutiennent une cause importante : la sauvegarde de la biodiversité locale et la revitalisation
des paysages en favorisant l’implantation de variétés rustiques et authentiques.
Produits et Services
La pépinière propose des arbres sous forme de scions, favorisant un enracinement optimal et une
pour encourager la plantation d’arbres fruitiers, contribuant ainsi à la reconstitution de vergers
Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site de la pépinière Mairôvosgiens ici. arbre-fruitier.fr
15h Table ronde – Expo (salle blanche)
16h30 Conférence (Grande salle)
Ordonnance verte
17h Conférence (grande salle)
Faire revivre nos villages
Une conférence intéractive animée par Louis Crépel
– expert en transition paysagère
- Embarquez pour la grande aventure au plus proche de l’humain et de la nature !
- Comment favoriser la convivialité et l’attractivité dans nos villes et villages ?
- Comment renouer avec le vivant de manière intelligente ?
- Comment se préparer aux crises actuelles et futures ?
Venez découvrir la transition paysagère et échanger ensemble à l’occasion de cette conférence intéractive.
——
17h 30 Projection du film (salle blanche)
« Tchernobyl, le monde d’après »
Documentaire qui explore la vie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl,
mettant en lumière les témoignages des personnes qui luttent contre les effets de la radioactivité.
Présentation du Documentaire
radioactive. Ce documentaire s’oppose à la désinformation qui présente parfois la vie dans ces
zones comme une expérience positive.
Dimanche 19 Avril
11h00 CONFÉRENCE (Grande salle)
« Tchernobyl, vingt ans après «
C’était il y a 40 ans, le 26 avril 1986. Le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de Kiev en Ukraine, explosait. D’énormes quantités de substances radioactives étaient projetées dans l’atmosphère.
Il a fallu attendre le lendemain pour que les autorités soviétiques organisent l’évacuation de toute la population environnante, et créent une zone d’exclusion de 30 kilomètres. En urgence, des centaines de milliers de «liquidateurs», des personnes recrutées dans toute l’URSS, étaient envoyées sur place pour éteindre l’incendie radioactif qui faisait rage, dans des conditions catastrophiques, équipées de protections dérisoires.
Entre 600.000 et 900.000 «liquidateurs» se sont relayés pendant des semaines pour endiguer le désastre : il s’agissait d’étouffer la fusion en cours dans le cœur du réacteur. Comme celui-ci menaçait de s’enfoncer dans le sol, un tunnel de 167 mètres de long a été creusé sous la centrale pour y construire une dalle de béton. Une deuxième explosion catastrophique était ainsi évitée, mais au prix de l’irradiation de centaines de milliers de personnes.
Au bout de 6 mois, un énorme sarcophage de béton était posé sur la centrale, pour confiner les matières radioactives. Il s’est rapidement dégradé, et menaçait même de s’effondrer, ce qui aurait à nouveau rejeté dans l’air des poussières radioactives. À l’intérieur de ce sarcophage, le cœur fondu est encore radioactif pour des milliers d’années. L’humanité sait comment allumer un feu atomique, mais pas comment l’éteindre.
En 1992, une immense structure métallique était conçue pour être posée par dessus le sarcophage. Sa construction ne s’est terminée qu’en 2018, et elle est prévue pour durer 100 ans. En attendant un futur démantèlement du réacteur, que personne n’est actuellement en mesure de mettre en œuvre. 39 ans après l’explosion, la catastrophe de Tchernobyl est donc toujours en cours.
Samedi 26 avril 2025, à Nantes, sur la Place Royale, des dizaines de visages sont apparus. Les portraits des liquidateurs qui ont donné leur vie pour sauver celles des autres : un grand nombre sont morts dans les mois qui ont suivi l’explosion, d’autres souffrent toujours de maladies chroniques. C’est pour leur rendre hommage que le réseau «Sortir du nucléaire» a exposé leurs photos dans l’espace public.
On estime que sur environ 800.000 liquidateurs intervenus sur le site, 112.000 à 125.000 étaient décédés prématurément. Quant aux substances radioactives, elles ont touché principalement la Biélorusse, l’Ukraine et l’Ouest de la Russie, mais elles se sont aussi dispersées, à 53%, dans le reste de l’Europe. 10 millions de personnes auraient été exposées.
En France, pays pionnier de l’industrie nucléaire, aucune distribution de pastilles d’iode – qui peuvent prévenir certains effets des radiations – n’a eu lieu, et aucune consigne concernant les aliments contaminés n’a été donnée. C’est l’omerta qui règne toujours sur les conséquences de ce drame. Il a fallu cinq années à l’OMS pour reconnaître, péniblement, un bilan d’une «cinquantaine de morts» liés à la catastrophe, sans rendre de rapport officiel. L’Académie des sciences de New York recensera pourtant 985.000 morts provoqués par Tchernobyl entre 1986 et 2001 dans le monde.
En avril 2022, au moment du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un immense feu de forêt s’est déclaré autour de Tchernobyl, faisant fortement augmenter le taux de radioactivité de la «zone d’exclusion». Les flammes ont parcouru les bois autour du réacteur pendant des jours. Selon Greenpeace Russie, l’un des feux se trouvait à un kilomètre de l’usine elle-même. Le plus grand incendie couvrait 34.000 hectares, tandis qu’un second foyer avait une superficie de 12.000 hectares. L’Ukraine y a envoyé des centaines de pompiers ainsi que des avions et des hélicoptères.
Au cœur de cette zone se trouve une «forêt rousse», interdite d’accès depuis 1986. Rousse parce que la radioactivité a anéanti la chlorophylle qui donne leur couleur verte aux pins. C’est l’un des lieux les plus contaminés du monde. Pendant des semaines, les soldats russes y avaient creusé des tranchées et monté des fortifications, remué le sol radioactif, soulevé des poussières avec leurs blindés.
En février 2025, des attaques de drones ont visé la centrale de Tchernobyl, et le dôme qui protège la centrale a subit des dégâts. La presse vient de révéler que ces dommages seraient «bien plus graves qu’annoncé : 70% de la membrane de protection est endommagée». Plus à l’est, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, celle de Zaporijjia, a été au cœur de plusieurs combats et a reçu des tirs à de nombreuses reprises depuis 2022.
En France, Emmanuel Macron annonce régulièrement qu’il veut construire de nouvelles centrales nucléaires en France à court terme, et en projette huit supplémentaires d’ici 2050. Il souhaite «prolonger tous les réacteurs qui peuvent l’être» au-delà de 50 ans, alors que leur durée de vie initiale était de 40 ans maximum. Et il a même promis une série de SMR, des «Small modular reactors», ou «petits réacteurs modulaires». La présidente de la région Pays-de-la-Loire, Christelle Morançais, aimerait en implanter un près de Nantes. Dans un contexte de montée en guerre, un territoire parsemé de centrales nucléaires est extrêmement vulnérable.
39 ans après Tchernobyl, il semble que la durée incommensurable des dangers que fait courir industrie nucléaire est fondamentalement incompatible avec la durée des vies humaines et la vision à court terme des dirigeants.
14h00 CONFÉRENCE (Grande salle)
Rôle du Bois Raméal Fragmenté et des engrais verts au jardin
animé par Jacques BANVOY jardinier amateur
Qu’est ce qu’un engrais vert ?
Un engrais vert est une culture de plantes, qui n’est pas récoltée, mais laissée sur place ou incorporée dans les premiers centimètres du sol pour en améliorer la fertilité.
La pratique de la culture d’engrais vert est très ancienne. Environ 300 ans avant Jésus-Christ, les Grecs enfouissaient ainsi des fèves des marais, et au début de L’empire romain, la culture de haricot et de lupin pour amender le sol était de pratique courante. Il y a des centaines d’années que les Chinois ont découvert la valeur fertilisante du gazon et des mauvaises herbes, et les premiers colons d’Amérique du Nord utilisaient fréquemment le sarrasin, l’avoine et le seigle pour engraisser la terre. Les agriculteurs du sud-est des Etats-Unis ont reconnu des le début du dix-huitième siècle la valeur de certaines cultures comme engrais vert, particulièrement des légumineuses. Ce genre de culture en Amérique du Nord était à son apogée dans les années 1940, mais les superficies cultivées ont beaucoup diminué depuis cette époque. Avec le retour actuel aux « engrais organiques », nombreux sont ceux qui considèrent de nouveau l’engrais vert comme une méthode économique, pratique et même esthétique de restaurer la productivité des terres improductives ou surexploitées.
Le BRF ou Bois Raméal Fragmenté
Ils sont constitués de broyat frais de rameaux et de petites branches vertes d’arbres ou d’arbustes, dont le diamètre n’excède pas 7 cm (notamment parce que les branches plus épaisses sont déjà utilisées commercialement comme bois de chauffe, et le bois d’oeuvre.
Les expériences actuelles reposent sur l’utilisation de bois dormant (récupéré en automne et en hiver) d’essences d’arbres feuillus bien qu’on puisse éventuellement y incorporer jusqu’à 20% d’essences d’arbres résineux
Les intérêts du BRF
Les expériences actuelles reposent sur l’utilisation de bois dormant (récupéré en automne et en hiver) d’essences d’arbres feuillus bien qu’on puisse éventuellement y incorporer jusqu’à 20% d’essences d’arbres résineux
La taille des fragments a une importance significative : le but étant de briser la protection de l’écorce et d’exposer les fibres internes à l’action des micro-organismes, le volume des fragments doit être compris entre 2 et 5 cm³ par fragment.
Les BRF ne doivent en aucun cas être considérés comme un amendement (qui viserait à nourrir les plantes) : leur composition chimique très particulière en font un outil d’aggradation (qui vise à créer du sol et donc à rendre un système durable : c’est ce qu’on appelle la pédogenèse).
Les intérêts de l’usage des BRF sont nombreux mais surtout, ils concernent autant le sol que les cultures tout en s’appuyant sur la biodiversité.
Concernant le sol et ses habitants :
- Ils réengagent la fertilité naturelle en stimulant tous les organismes du sol.
- ils enclenchent le processus de pédogenèse en créant un humus stable (riche en humines d’insolubilisation).
- Ils protègent le sol de l’érosion par l’effet “paillis” tout en maintenant une activité biologique même à basse température (les champignons sont “actifs” jusqu’à -7°C).
- Ils améliorent la structure et le pH du sol (effet tampon de l’humus).
- Ils augmentent la fixation de carbone par le sol (en contrôlant la minéralisation des matières organiques fraîches).
- Ils améliorent la réserve en eau du sol (par les capacités de rétention de l’humus notamment, de 20 fois son poids).
Concernant les cultures :
- Ils entraînent une diminution des parasites et pathogènes (la diversité écologique comble toutes les niches et limite le développement excessif des nuisibles et des maladies).
- Les expériences menées dans divers pays (en France on peut citer celle de Jacky Dupéty, un des pionniers du maraîchage sous BRF) révèlent souvent une augmentation des rendements à partir de la deuxième année ainsi qu’une amélioration de la vigueur des plantes (meilleure résistance au gel, meilleur système racinaire, amélioration de la qualité nutritionnelle).
- Dans de nombreux cas, il a été constaté un bien meilleur contrôle des adventices bien que cela ne soit pas systématique.
- Bien que nécessitant quelques adaptations, la technique des BRF est applicable sous toutes les latitudes (pour les écosystèmes dont le stade climacique est la forêt de feuillus). Ainsi, les essais menés au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en République Dominicaine (en partenariat avec l’équipe de Gilles Lemieux) ont souvent donné des résultats très encourageants.
- Le transfert d’une partie de la fertilité vers la pédofaune ainsi que la vitesse relativement moyenne de dégradation des BRF permettent de se passer de tout amendement sur les zones cultivées pour une période pouvant aller jusqu’à 5 ans.
Les inconvénients du BRF
- L’approvisionnement/Le broyage
La quantité de BRF à épandre est en moyenne de 300m³/hectare soit une épaisseur de 3cm environ (pour les sites humides, une épaisseur maximale d’1cm est recommandée).
Pour des petites surfaces, il suffit bien souvent de contacter les services d’élagage des mairies qui sont très contents de se défaire de ce qu’ils considèrent comme un déchet (attention cependant aux essences d’arbres fournies). Pour des surfaces plus importantes, la question de la ressource devient plus problématique car il ne s’agit nullement d’aller “piller” les forêts naturelles. Il faut alors plutôt envisager de créer la ressource : jardin-forêt, plantation de haies, agroforesterie, gestion de saules têtards…
Une fois la ressource obtenue, il s’agit également de broyer cette dernière. Le broyage doit s’effectuer rapidement après “récolte” (maximum deux mois en hiver et un mois en été), mais ce n’est pas tout : plus la matière broyée est fraîche, plus le BRF sera efficace. Si vous vous procurez un BRF déjà broyé, renseignez vous sur la date du broyage : il est conseillé de l’épandre dans les 48 à 72 heures qui suivent cette étape (ou à défaut de le stocker en couche inférieure à 30 cm pour prévenir le compostage).
Si vous désirez broyer vous-même votre bois, retenez que les petits broyeurs ne sont généralement pas suffisamment rentables, trop fragiles et énergivores. On peut dans ce cas envisager l’achat collectif d’un gros broyeur ou encore sa location.
Un des inconvénients des BRF est donc que leur mise en place nécessite une organisation et mécanisation adaptée, qui ne sont pas forcément possible selon les contextes locaux.
- La qualité des essences
Les travaux de l’équipe du professeur Lemieux ont porté sur 50 espèces forestières. C’est ce qui les amené à conseiller préférentiellement le bois de feuillus, éventuellement mélangé à un maximum de 20% de résineux. Cependant cela reste issu de l’observation empirique et les mécanismes qui entrent en jeux ne sont pas encore tous cernés. Ainsi certains bois réputés imputrescibles (robinier faux acacia) ou encore très riches en tanins (chêne) ont donné de très bons résultats, contre toute attente. En l’absence de données sûres, vous pouvez privilégier les mélanges en vous assurant principalement qu’ils ne soient pas mélangés à des déchets verts mous (tontes de pelouses, feuillage vert) ou autres composés fortement azotés (fumier). Si vous en avez le luxe, vous pouvez aussi faire des tests comparatifs avec plusieurs essences pour déceler celle qui correspond le mieux à votre sol.
- La faim d’azote
L’utilisation des BRF entraîne dans un premier temps l’installation massive de champignons. Ces derniers vont d’abord consommer l’azote du sol pour se développer (c’est le métabolisme primaire) avant d’attaquer la lignine des copeaux pour y trouver des nutriments (c’est le métabolisme secondaire). Parallèlement, l’explosion de la microfaune est aussi consommatrice d’azote.
Il s’en suit donc d’une période plus ou moins longue où l’azote est fortement mobilisé dans le vivant. Cette mobilisation est transitoire puisqu’à leur mort, les constituants des champignons et animaux sont minéralisés (tout comme leurs déchets et excréments) et l’azote ainsi restitué au sol. Durant cette période, les cultures peuvent souffrir d’un ralentissement de croissance et d’un jaunissement du feuillage.
On pourrait alors être tenté d’apporter de l’azote exogène (qui provient de l’extérieur du phénomène) à ce moment précis, par exemple par du compost ou du purin d’orties. Il faut cependant garder en tête que l’étape d’installation des champignons est centrale dans le bon fonctionnement des BRF. L’apport d’azote à cette étape stimule la croissance bactérienne et rends les champignons moins compétitifs dans leur installation. De plus, l’apport d’azote stimule le métabolisme primaire des champignons (consommation directe d’azote minéral) et diminue leur activité lignolytique (créatrice d’humus) : autrement dit, vouloir répondre à la faim d’azote transformerait les BRF en simples amendements, incapables de créer du sol.
Enfin, les mycorhizes (symbiose entre plantes et champignons) et les nodosités racinaires de rhizobium (symbiose entre plantes et bactéries) s’établissent plutôt durant cette période. La symbiose ayant un “coût” énergétique pour la plante, cette dernière est moins disposée à l’effectuer si elle dispose d’une grande quantité d’azote disponible facilement dans le sol.
Ainsi, bien que difficile à accepter, la période de faim d’azote semble être indispensable à la bonne mise en route des effets attendus par l’utilisation des BRF.
À noter : cette période est toutefois très variable suivant la qualité du sol avant application des BRF et suivant les techniques d’épandage utilisées. Certains n’observent pas du tout de période de carence azotée, d’autre peuvent voir leurs cultures ralenties pendant quelques semaines. Pour contourner cet éventuel problème, on peut envisager la jachère durant la première année ou privilégier la culture de légumineuses (qui utilisent l’azote atmosphérique grâce aux rhizobium).
- Limaces et sangliers
L’effet des BRF étant basé sur une forte stimulation de la pédofaune, on peut être confronté au départ à un excédent non-désiré, notamment de limaces (qui sont particulièrement friandes de champignons). Ce phénomène peut être anticipé pour limiter les dégâts et il se régule généralement dès la deuxième année (arrivée de prédateurs en nombre suffisant).
Les sangliers sont aussi réputés être attirés par les zones sous BRF car également friands des champignons qui y poussent.
14h00-17h00 Bourse aux Graines
Stand L’Or des Graines (cour du foyer)
Echange de graines
Animée par l’Association L’Or des Graines membre du Réseau Semences Paysannes.
L’Association l’Or des Graines a pour but : – de collectionner, cultiver et multiplier à but expérimental, dans les fermes certifiées agriculture Biologique et jardins cultivés écologiquement, les espèces et variétés anciennes et paysannes (céréalières, potagères, fourragères, fruitières ainsi que les fleurs et plantes aromatiques et médicinales) ; – d’évaluer l’intérêt agronomique, l’adaptation à nos terroirs, ainsi que les qualités alimentaires de ces variétés ; – de favoriser leur conservation en facilitant les échanges de graines entre producteurs adhérents (sous convention expérimentale) ; – d’être un lien régional avec le «Réseau Semences Paysannes » http://www.semencespaysannes.org – de sensibiliser les citoyens à la diversité des produits végétaux (goût, formes, couleurs, et usages), à la problématique des brevets et OGM, et aux questions concernant les droits sur les semences : droit de ressemer, d’échanger… – de retrouver et diffuser les connaissances et savoir-faire sur les techniques de sauvegarde et de sélection.
La biodiversité au potager en péril
La biodiversité cultivée est aujourd’hui menacée par l’arrivée en masse des semences hybrides, fortes consommatrices d’intrants et non reproductibles par les jardiniers.
Le choix des variétés de légumes s’est considérablement réduit au détriment des variétés anciennes naturellement reproductibles, condamnées à disparaitre.
En 40 ans, 90% des variétés classées du domaine public ont disparu du catalogue officiel et remplacées par des variétés issues de l’agro-industrie (hybrides F1, OGM). Ces vingt dernières années sur le catalogue officiel on est passé de 20% d’hybrides F1 à 80% et pour certaines espèces à 100%.
Dans notre jardin, nous pouvons participer modestement à la sauvegarde de cette biodiversité.
En cultivant des variétés rustiques et peu exigeantes en intrants, et qui possèdent aussi une grande diversité génétique ce qui les rend plus adaptables à nos terroirs, à nos pratiques paysannes ainsi qu’aux changements climatiques.
Jardiniers-ères, Il est urgent de se grouper, pour cultiver, échanger nos graines.
15h00 Visite guidée
En tracto-mobile – rendez vous Grange Thiébaut
Animé par le GAB 88
Avec Quentin Lemonnier